TRANSFIGURATION SYSTEMATIQUE

 

 

 

 

 

 

 

RECHERCHE SUR L’ AXE D’ UNE COHERENCE PROPULSANTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce texte j’essaie  de transmettre un système de pensée, partant de l’idée suivante :

Le cosmos serait un être dans une position inversée jusqu’à l’inconscience.

Dans lequel l’émergence du conscient exprimerait son regard « à l’endroit » vers retour. Le désir le faisant émerger toujours plus conscient sur la trame inverse de son être cosmique, toujours mieux appréhendé.

 

J’utilise un langage minimum, abrupt, hors  littérature et résolument non universitaire, avec des mots courants qui se voudraient purement techniques pour décrire les superpositions de ces deux directions.

 

 

 

 

 

 Nous sommes ici pour créer du conscient…A partir de la menace  inverse.

                                         

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2

 

 

                                  ESSAI SYSTEMATIQUE

 

 

 

La dissolution actuelle exprime un changement d’ère.

 

En image : nous étions pendant 2000 ans en acquisition centripète, « absorption » du Christ-centre en oubli du cosmos extérieur. 

A saturation, le vertige central place les hommes face au vide cosmique comme s’ils étaient retournés progressivement vers l’extérieur. Emportant l’ère du Dieu Humain de moins en moins central, éparpillé en chacun.

 

Entre-temps les grandes voûtes antiques se sont écroulées, découvrant une nuit insondable. La terre s’est repliée en sphère et l’ancien centre solaire déployé en gerbe dans la nuit. L’Homme en recherche de l’axe, depuis le vertige central Humain jusqu’à celui cosmique « en face »…

 

Au travers de la dissolution, schizophrénie des idées et des valeurs, on discerne déjà la perspective humaine déployée du passé vers le futur.

Nous passerons d’une ère de fusion centrale, à une ère de l’Esprit, plus technique…

 

 

Je propose cette trame systématique (à parcourir en images et en mouvements, sans référence à des définitions fixes d’autres systèmes ) :

 Le cosmos serait un être dans une attitude inversée jusqu’à l’inconscience, par rapport à ce que j’appelle la « Réalité ».

Je pousse mon hypothèse à son extrémité, en sachant que par delà le voile cosmique la raison humaine évolue dans l’absurde.

 

Dans la Réalité jusque là Une, un aspect de conscience s’abîme en soi-même.

Comme s’il y avait une limite centrale à ne pas franchir vers le non-être, la Réalité correctement orientée s’offre : son aspect être central stoppe la chute, son aspect total réalise sa fuite d’appui arrière, donc l’état de son être total en vide, qui diffuse en expansion le point central arrêté… Réalisant l’Individu cosmos, par ces deux extrêmes.

Tout au long pour systématiser, j’utilise les 4 éléments. C’est la trame la plus simple et qui permet une infinité de développements. Basculement (mutation) – contrôle - être – force, figurés en eau – air – terre – feu.

 

Réalité : le contrôle au centre de force d’être, unique partout.

Le cosmos : contrôle en contour, par appui arrière inversé diffusant l’être total en vide, et orienté à se saisir soi-même en tant qu’être central, qu’il contrôle en « matière » sur la force revenue en éclatement à partir du seuil d’implosion arrêtée.

 

      Lorsque la pression implosive d’ensemble s’équilibre sur l’éclatement d’un

3

 

tourbillon le cosmos réalise son être central, inconscient. Dans son attitude inversée, la fuite de l’appui arrière ayant diffusé le contrôle en contour « impossible », son action prolongée inconsciemment détache et « atterrit » une « onde-contrôle » au plan atmosphérique sur cette ligne arrêtée en sphère.

La pression interne de force d’être qui continue en éclatement fait émerger à la surface planétaire des entités d’êtres avec force de surgissement à l’intérieur. Il suffit alors que ce contrôle diffus, inconscient, soit piégé en point à l’intérieur de ces entités pour se retrouver centre…

Ce point utilise la force pure rayonnée du seuil implosif pour se retourner en contrôle vital vers l’extérieur, associée à l’autre extrémité de force cosmique, celle piégée –liquéfiée, servant plutôt de surgissement et expansion d’être.

 

Le cosmos se réveille hébété, divisé, contemplant la condition qu’il s’est créé lui-même. Luttant pour durer, il va aiguiser son conscient.

 

 Ce qui donne le sens de Réalisation totale de l’Individu cosmique, comme lieu « à l’intérieur  de lui-même » de lutte entre conscience d’être et risque de non être.

 

A un niveau d’interrogation de cette conscience, la Réalité, comme si Elle était concernée, s’implique en offrant sa liaison avec son « ordre » sur le chemin de retour à l’endroit.

Il va falloir assumer la condition inversée et donc le lien au cosmos comme « soi-même ». Assumer le risque centripète vertigineux vers le non-être, pour le retourner en acceptant la liaison à la Réalité, en tant que sa vraie origine.

Il faut supposer que c’est un risque pour Elle également, si on imagine que le cosmos n’est pas un accident ni une maladie mais l’inévitable mouvement en soi par lequel la Réalité s’abreuve en retour de force d’être conscient.

Et pour nous si le cosmos est le lieu où se joue la lutte entre conscience d’être et le non être, le doute fait partie du montage, qui sera donc toujours une construction sans preuve.

 

S’agissant de l’ordre de retour…

Je présente les repères qui articulent les deux structures inverses entre elles.

D’une part on crée mentalement une mécanique sous forme d’une totalité arbitraire aboutissant au lien cosmique avec les hommes (corporel ou collectif) qui leur permet de se conserver. Avec l’impression que son enchaînement toujours perfectionné tend vers un renouvellement indéfini, alors que son seul absolu connu est la fin.

Cette « création Humaine » tendance saisie vers soi, s’équilibre par la création d’un autre plan également exclusivement humain, utilisant le premier renversé « à l’endroit », tendance « risquée » -relâchée à sa fin- ou « don de soi ». Comme si ce premier servait de base pour le surgissement d’un plan de conscience de dépassement, renversant son principe, conçu côté horizon avec toute sa logique mécanique mentalisée en effort centripète, en partant de l’Homme (les hommes) « re-réglé » milieu insaisissable et irrationnel relié au Tout dépassé irrationnellement, en relecture des enchaînements mécaniques harmonisés simultanément comme un seul, résonnant son schéma, toutes limites rendues hors

4

 

limites  comme d’un tout « transfiguré hors tout ». L’enchaînement vers la fin « risqué », devient basculé en « Début sans fin ».

 

Au plan premier : La saisie direction vers soi, pour soi, avec son cours mécanique d’enchaînements sur celui conçu comme totalité du monde aboutissant aux moments identifiés « menace de fin » sur soi-même, les reporte en efforts de moments débuts la relançant sans cesse… En rapport avec une organisation mécanique du groupe humain en tenues interindividuelles vers l’enclenchement correspondant le plus efficace, qui fasse début « indéfiniment ».

Ce plan prolonge l’action animale de rationnelle pratique, en « effort anormal », arbitrairement absolu.

Le deuxième exprime l’éveil d’un conscient irrationnel « non pratique » et qui se veut seul absolu, sur la conception des appuis cosmiques appréhendés toujours fuyants relus vers toujours plus de retour, et qui permet de reposer la sur-tension de l’effort « anormal » en s’y relâchant en équilibre.

En milieu collectif son surgissement est conçu par les individus à partir d’un Principe Centre Humain irrationnel insaisissable, au delà de tout rapport de force, attaché au mieux au Grand Début sans fin, « assurant » le risque de fin de chacun lors de son intégration en tant qu’homme dans le groupe enclencheur.

 

Le mouvement de « saisie vers soi » tend vers « un bas », celui « risqué en don vers extérieur » le reprend vers « un haut ».

Le plan de travail qui construit le premier étage de double structure (qu’il soit circonscrit avec frontière corporelle ou d’espace mécanique humanisé relié à la grande mécanique cosmique), a son sommet d’accumulation des plans de fin, vers la base ; celui qui construit le Début sans fin, son sommet vers le haut… Accumulations verticales… De l’être en rapport à son exigence vitale matérielle et celle du risque « don de soi », articulé par force et contrôle en paliers de descentes ou montées (le corps pour l’individu, l’environnement cosmique en trois dimensions arbitrairement circonscrit et en évolution, pour parler de l’Histoire globale de la collectivité étudiée plus loin). Comme si le mouvement de remontée devait partir d’une pointe de cône qui fait enracinement de l’ensemble… L’être assumé selon toute la verticalité, déployé en structure de surface, lâchée risquée, prise en charge –en soumission à son renversement comme à son principe- dans l’autre direction par une relecture de transfiguration, en Début « hors tout ». Comme vers le sommet d’un cône renversé vers le haut.

 

Les deux structures inverses s’équilibrent comme une seule dans l’idéal.

En cas de déséquilibre c’est l’effort de type premier plan qui l’emporte en confiscation du Début sans fin, accélérant l’attraction vers la fin de la totalité… Et entraînant vers une série d’ « effets inverses » de ceux espérés.

 

Le renouvellement de la double structure inscrit la « montée en conscience » sur le prolongement de notre lien au cosmos toujours plus loin, dans une évolution qui donne sens à l’aventure humaine.

Cette évolution passe par des conflits, manifestés entre les individus et des déchirements entre les plans jusqu’à leur dissolution respective avant reconstruction.

       5

 

La totalité mécanique s’« use », son aspect relatif ne peut être refoulé longtemps alors que le deuxième plan a dépassé le zénith de son « Evénement »… Il réagit en augmentant encore sa primauté, et prend lui-même les commandes du premier plan pour maintenir l’équilibre passé comme clé d’enclenchement cosmique par son plan Début sans fin… Involontairement direction effet inverse, accélération d’attraction de la fin. Reste l’espoir d’un nouvel horizon.

Au début de ce nouveau travail –qui chevauche la dissolution de l’ancien- le deuxième plan est progressivement refoulé comme irréel, le cosmos en tant que mystère mécanique occupe tout le champ, et « fin » devient le seul absolu… Distillée en « débuts de la fin » indéterminée, refoulée au seuil d’enclenchement humain dans l’attente de la nouvelle totalité et l’espoir de sa saisie-début définitive, elle va progresser dans les consciences, jusqu’à rendre précaire cette saisie des moments-débuts humains.

Le principe actionnant cet absolu de fin en tant que dominante et tous les moments débuts qui s’y accélèrent, n’est concevable que comme contenant cosmique indépassable de type « marâtre ».

En répercussion de désorganisation progressive sur le groupe à la recherche de rééquilibrages permanents par les dominants serrés rationnellement pour l’effet d’enclenchement sur les moments débuts provisoires et l’espoir de la saisie définitive, toujours plus de membres seront refoulés, secrètement associés à l’effet de cet absolu d’ultime fin.

A l’aboutissement du travail sur la nouvelle totalité, « fin » enfin révélée, la montée en conscience y ajuste un nouveau deuxième plan approprié. Vu en perspective « historique », c’est comme si c’était lui qui avait appelé à sa propre réalisation, au travers de la charge d’optimisme issue du plan précédent ayant permis le travail de construction, et l’espoir illusoire d’une saisie absolue possible en refoulement de l’absolu de fin.

 

La double structure individuelle dure toute la vie sur ses données de départ, mais elle doit être mise en jeu sans cesse face aux révélations de fin, les risques  d’inversion cosmique renvoyés par les autres, jusqu’au bilan final de confirmation de l’original offert.

Son accumulation maximum de toute durée hors durée « de face », désaxée et déployée « de profil » permet une relecture « hors limite » du cosmos alentour… A partir de son premier plan de scène jusqu’à l’horizon, à mesure qu’elle peut intégrer toujours mieux celle de la double structure collective, ou toujours en prolongement « de profil » rejoindre le travail mécanique. Par où commence la participation à la cohérence collective. 

 

 

Lieu de départ…

Si à l’intérieur de la Réalité un état de conscience s’est inversé jusqu’à la limite possible perdant le sens de l’endroit, stoppé et réalisé en cosmos inconscient, il ne peut se retourner par lui-même, en tant qu’entité ; il s’éveille à sa vérité en points de vies éclatés prisonniers de sa nuit et sa pesanteur.

 

Pour le retour la Réalité s’implique. Comme s’il s’agissait d’un risque pour Elle-même.

       6

 

En libérant un lieu « en soi » (Esprit au féminin)… De perte et de retour en conscience.

En en risquant le plan de fin…

Et s’offrant de l’ « intérieur » (Esprit au masculin) à ces multiples conscients en suscitant « historiquement » leur Centre Réel à l’endroit, il éclaire le chemin de la montée en conscience, attire le retournement de l’attitude cosmique, et réunit ce front de consciences multiples de l’être cosmique qu’ils représentent ensemble, à partir de leur Centre, pour réaliser sa promesse de rendre effectif le basculement au seuil de fin « ultime ».

Cet Esprit au masculin est en travail d’ « aspiration » de montées en conscience, au travers des trois types de totalités : celle qui mentalise le tout cosmique appréhendable, à l’intérieur de laquelle il y a celle « humanisée », puis celle du corps humain. 

 

Plan de travail de l’Homme collectif.

L’Homme collectif mentalise un montage mécanique dans l’espace qu’il appréhende (selon ce qu’il peut enchaîner sur ce mode, n’incluant pas forcément tout le champ visuel), dont le principe aurait tendance à se diffuser dans l’expansion, et son action centripète le menacer de fin… Qu’il essaie de refaire « moments débuts » toujours renouvelés, en centre précaire transgressant et rallongeant le mouvement de la grande mécanique en relation à lui, par un retour sur elle-même, reportant la fin autant que possible, jusqu’à celle inéluctable.

Ce dernier plan rapporté d’espace mécanique « humanisé » est un effort inverse à l’intérieur de celui général (tentative de retournement, mais sur le même mode mécanique, toujours avorté.)

Le rythme de cette mécanique humanisée se parcourt (théoriquement) de la pression de fin progressivement renversée en moments-début crescendo jusqu’à celui accompli au retour de production, et dont l’efficacité en tant que pérennisation de la collectivité se mesure au renouvellement « indéfiniment » réussi du cycle. 

 

L’aspect mécanique de tout l’espace extérieur contient donc deux enclenchements moments-débuts.

L’un insaisissable, quelque part dans le plus grand extérieur ; et l’autre actionné par l’Homme en moment-début de mécanique humanisée.

De même « les » deux sortes de Débuts sans fin : l’un en « ailleurs » de totalité, et l’autre en tant que Centre Humain irrationnel détenant sa fonction du premier. Ils s’articulent du Principe Grand Début, convaincu par le sacrifice des hommes associés à leurs ancêtres, d’engager son aspect Centre Humain irrationnel à soutenir l’action du premier homme « enclencheur » à partir du lien génétique de son ancêtre avec ce Principe irrationnel, en tant que garant de moments-débuts mécaniques efficaces… Qui Le nourrissent en retour.

 

L’animal ayant osé prolonger son effort de survie en une conception absolue, crée un plan principe superposé à celui centripète, permettant de relancer l’effort sans cesse, et déterminer après coup une « montée en conscience », humaine.

L’Homme naît, en prenant conscience de la fin inéluctable de son animalité impliquée dans la « totalité arbitraire » et en la risquant en créant une nouvelle

7

 

valeur : « le sacrifice », à partir de la mécanique humanisée, « nourrissant » le Principe Absolu impliqué et concerné par la fin de son mouvement centripète, en échange de promesse de Début sans fin ; ainsi qu’en enterrant ses morts avec cérémonie, qui maintienne cette économie irrationnelle : les morts se trouvant par delà influeront sur le Début, générateur d’abondance des fruits du monde centripète, pouvant donc pérenniser les sacrificateurs et donner matière à sacrifier.

 

Dès le premier temps humain, la liaison entre les deux plans de la double structure collective est elle-même conçue mécaniquement. Le deuxième est géniteur du premier. Le Centre Humain ayant pouvoir sur l’enclenchement des moments-débuts réoriente l’espace mécanique humanisé vers l’offrande par delà, sachant que la grande mécanique qui contient celle humanisée est potentiellement orientée par le Grand Principe vers plus de « génération d’abondance ». Au départ tout est vivant. La grande mécanique est vivante –même considérée séparément dans la double structure-, s’agissant de nourriture à l’impact des fins-moments-débuts. Chaque rouage de cette grande mécanique se dédouble en « esprit » délégué par le Grand Principe, pour influer sur la réorientation des moments débuts en perpétuels, à partir de son Centre –en général aligné sur un ancêtre éminent qui en devient plus ou moins divinisé-, de par son lien généalogique avec le Grand Principe chargé de faire actionner le lien réorienté.

L’orientation verticale est sommaire, depuis la direction de fin en tant que simple pesanteur physique reliée à l’idée d’écrasement nocturne et souterrain, jusqu’au ciel et la lumière, le « monde par delà » du Grand Esprit sans fin.

(La verticalité prendra toute sa mesure lorsque l’Homme en sera à assumer son lien aux éléments naturels comme parts de lui même –vivants uniquement au plan divin-, le feu force d’être tellurique ; d’émergence d’être à la surface ; l’air, contrôle-vital libéré du tellurisme ; l’eau qui bascule tous les éléments de l’être central ; le tout dans le rythme d’un temps écrit sur la carte du ciel par le Principe. Séries d’« Actes » étudiées plus loin.)

 

La tendance au cours de l’évolution du premier niveau, est la pénétration progressive de la grande mécanique par celle humanisée, avec l’idéal d’un cosmos mentalisé totalement en « objet » pour l’Homme.

Au deuxième niveau, le Grand Début sans fin par delà toute conception est d’abord figuré en un « lieu paradisiaque » hors toute contrainte… Les « Actes » Humains vont travailler à le reproduire, à partir de leur Centre simulant le retour à sa propre origine… En images d’imitations de l’ « ultime » qui fasse attraction  toujours améliorées, dessinées sur la base physique du fonctionnement mécanique humanisé, en tant que double idéal, architectural et poétique.

Après le premier grand temps, les deux structures rompent leur rapport de type mécanique génétique entre elles, chacune trouvant progressivement sa spécificité. La mécanique générale devient plus autonome à mesure que celle humanisée la pénètre toujours plus loin comme objet total à saisir, sa fin ultime assumée en tant qu’inéluctable, témoignant uniquement pour ce qu’elle est : Celle du cosmos (d’être central) inversé en inconscience, jusqu’à son sommet de basculement effectif à l’ultime fin. Permettant d’en faire une relecture complète, comme s’il était transfiguré à l’endroit hors limite, en image d’attraction vers le « lieu paradisiaque absolu ». (Créant une vision de type « classique » transfigurant

8

 

le cosmos en Absolu universel.)

L’efficacité de la conception de ce « Début sans fin » collectif et du rapport d’équilibre dans la double structure, permet l’accrochage hors contrainte auquel les doubles individuels peuvent se lâcher en confiance. Doubles, à partir de la maîtrise du plan mécanique corporel, assumé à saturation de totalité jusqu’à en risquer la fin à basculer en Début hors limite, en relation à d’autres individus.   

 

Plan de travail individuel.

Nos appuis en montée verticale, à déployer.

« Saisies –contrôle – lâché ».   (vécus mentalement.) 

- Force. Rayonnant à partir du plexus solaire, jusqu’à tenir tout l’Etre, sous Contrôle.

- Etre. Le corps en entier. Centre de fonctionnement vital le cœur et les poumons; centre de maintien le ventre, tendance centripète qui finit orientée vers le bas.   Sous Contrôle et Force.

-Contrôle. Du cerveau… Assumant l’Etre tenu vers le bas (par Force), jusqu’à totalité concevable… Rassemblé au centre ventral, prêt à passer mentalement le plan de retournement de direction à partir du diaphragme, jusqu’à son relâchement aux rythmes de sa centrale vitale cœur-poumons rendus à leurs automatismes… Devenu impulsion d’onde résonnant au point de passage de la gorge, pour aboutir à se déployer en plan de surface au passage entre les yeux. L’être prêt à se risquer en porte à faux d’offrande…

-Au seuil du « basculement » (4èm élément) de relecture hors limite.

 

Le contrôle vers le bas oriente la « fourche » à la masse terre à partir du sexe au service du ventre par la force actionnant les soufflets avec tout le muscle du vital, et vers le haut le lâchage au diaphragme en risquant de suspendre le travail de la centrale « cœur-poumons » à partir d’air expulsé, au service du « par delà ».

Il y a d’abord l’extrémité de fin de totalité à la base. Comme assimilée en « virtuel » par l’intérieur, en paliers spiralés s’enfonçant jusqu’à celle-ci, selon l’image « originelle » de soi déjà réceptionnée passivement de l’extérieur par les autres. Construction du plan 0, tenu en tant que déjà offert… Dont la  totalité va remonter par ses paliers confrontant leur fin en « vrai » face à l’autre, son égal extérieur, jusqu’à accumuler sa totalité en structure de surface, là où se vit cette autre extrémité fin, assumée risquée, avant basculement vers le Début sans fin partagé. Comme s’il s’agissait de faire confirmer le plan 0. 

La confrontation pour confirmer ces appuis -déjà reconnus en tant qu’offerts et dépassés en Début pour l’essentiel dans l’enfance- est inévitable au moment où l’épreuve du moment-fin est révélée au premier plan par les autres qu’il s’agit de rejoindre, avec l’accès à l’Homme collectif.

Sa liaison initiale, partagée par les autres, au principe irrationnel garant de son immuabilité lui faisant dépasser les plans de fin au cours des aléas de la  compétition, et toute la confirmation elle-même.

En cas de confusion donnant la priorité à la confirmation sur le plan 0, par une image collective qui le supplante, il y a pression sur la totalité vers la fin.

 

Au cours d’une période de dissolution de la double structure collective, par nécessité de reconstituer une totalité mécanique, l’image de confirmation a

9

 

tendance à imposer sa domination sur le plan 0, jusqu’à vouloir le supplanter, rendant secondaire son lien à ce plan. Cet effort se développe en réseaux d’équilibres qui s’imposent en nouveau principe collectif devenu rationnel en un seul plan de structure, rendant l’équilibre des possessions comme d’un échange de type commercial imitant le don orienté en spirale au centre, qui essaie de s’aligner en prioritaire sur les plans individuels. L’équilibre en réseau collectif remplace l’équilibre de la double structure autonome individuelle.

Ce décalage avec le plan 0, toujours immuable mais fuyant hors accès, est la négation de son être, comme s’il était exclu de l’humanité. Jusqu’à ce que ce principe d’inter-reconnaissance collectif dominant parvienne à s’imposer dès le départ au plan 0 lui-même, sous l’autorité de diffusion du premier homme enclencheur cosmique, auto-proclamé principe irrationnel en tant que relié au mythe humain sous forme d’humanisme ; en réalité réduit aux « physiques » inter-collectifs du présent. La « confirmation » devenue absolue, sur-accélérant le vertige d’éjection en cas de décalage pour l’individu, et l’attraction de fin pour la collectivité, avec à terme ceux dont l’alignement leur paraît réussi.

 

En précisant l’accumulation toutes limites vers leur « réalisation » hors limites, entre individus…

A partir des positions respectives : Les individus s’appréhendent mutuellement en tant que complémentaires pour s’intégrer dans l’espace-temps collectif. Partant d’une circonférence par rapport à un centre: à l’intérieur il y a un regard plutôt féminin dos à la ligne, face au centre et un regard plutôt masculin dos au centre face à la ligne et l’extérieur. Les circonférences sont  multiples  jusqu’à la plus grande  concevable. Ce  qui fait se déployer le centre en axe. La femme tente l’image contour la plus épanouie de l’être en l’état par rapport à l’axe, et l’homme l’être le meilleur en tant qu’axe la maintenant face à l’extérieur. De façon dominante car chacun a l’autre aspect. Ils s’ajustent entre eux selon le choix pour la meilleure survie de l’espèce et l’ère du lien cosmique en cours à assimiler. Enrichis mutuellement ils participent chacun aux deux orientations.

Dans l’idéal. En appel de Réalisation interindividuelle ils cherchent la meilleure saisie de leur être cosmique, alignés sur les appuis et Principe collectifs. Tenus en accumulation, sous force et contrôle, tendus comme de la pointe d’un cône inversé partant de la limite du souvenir animal, en montée tellurique jusqu’à les déployer en structure de surface à saturation de toutes limites toute durée, ils doivent en risquer la fin au moment où chacun se lâche offert à l’autre, ajustés par rapports –mise en axe de l’un, épanouissement « correspondant » de l’autre-, appuis en suspens tenus d’eux-mêmes accrochés à l’ultime, et c’est comme si la mutuelle réalisation venait d’un basculement de leur « image » à l’endroit. De toutes limites-toute durée ouvertes au Principe, Il les crée Début, hors limites.

 

Le « principe » qui appelle et soutient le basculement est la Réalité elle-même, grand Début sous l’aspect déjà atteint en conscience et en mouvement vers

le plan suivant, sur l’axe entre l ‘«Etre d’enracinement Réel » (Etre central à l’endroit) vers l’ «Etre total Réel », par l’Esprit, agissant le plan divin au travers de l’espace temps cosmique. C’est par le « principe » que fonctionne la double structure. Son Esprit au sein du mouvement cosmique prend contact avec les points tramant le réseau de l’être extériorisé en surface (la « totalité » de

10

 

l’individu). Enchaînant avec le don Il les prolonge chacun en basculement, induisant un duplicata potentiel, en incandescence d’attente de fin du cône de pesanteur corporelle pour se constituer vers sa réalisation en liaison à son point sommet de cône dans l’autre sens, au plan de fin ultime, seuil du grand Début.

 

Dans l’océan cosmique, illusoire et provisoire, le plan surface entre les deux cônes est le lieu d’émergence du Réel.

Au retour final il ré-abreuvera la Réalité en conscience d’être.

Et dans une éventuelle ré-introspection, devenu nouveau cosmos cet ancien acquis donnera toute la tangibilité apparente à la matière et ses phénomènes.

 

L’inversion cosmique est la base de ces postulats, « saisie pour soi », base et appui sans dépasser la limite de totalité fin. Et le doute en devient très important car s’il peut y avoir une nature à l’inversion au sein même de la Réalité, devenue cosmos cette nature est en nous et aura la possibilité jusqu’au bout au moins de douter du retour à l’endroit. Car c’est ici que se joue la lutte entre conscience d’être et non être.

 

Les hommes participent donc à une sorte de « Lumière cohérente » non cosmique (mais dans le cosmos), qui se révèle en flashs et dont ils deviennent les « particules propulsantes ».

Ces flashs se manifestent au milieu des hommes « convergents » « cohérents », et entre deux face à face propulsés d’un point de renversement vers leur double.

L’individu projette ce double en un faisceau sur la matière cosmique créant une sphère éclairante alentour, en trois dimensions à partir du premier plan au rythme –faisant vibrer chaque pas entre débuts et fins et d’harmonie de l’un à l’autre selon la dominante fin ou début-  plus ou moins accéléré qui l’intègre à la grande, celle du plan humanisé de l’Homme collectif, révélant l’état particulier où elle est passée au centre d’inversion interindividuel.

La sphère individuelle intégrée en harmonie dans la grande donne notre état de propulsion dans la « Lumière cohérente ».

Le rythme de passage de l’une à l’autre doit être maintenu par le « travail ». Il neutralise les tensions de saisie en cours, en permettant d’étirer la « toute durée » individuelle accumulée de face, en rythme « de profil » jusque dans celle de la grande. Et plus il est passionnant jusqu’à devenir une œuvre mieux il peut rendre la lumière sur la grande sphère.

 

La sphère lumineuse est construite d’une multitude d’épreuves d’accélérations d’attractions de fin à offrir, qui deviennent le « sel » de notre existence rendant sensible le plan cosmique comme un enchantement, par la relecture dans l’autre direction de sa perspective vertigineuse en être transfiguré.

 

La souffrance peut être durable.

 En imaginant que des appuis corporels mal reconnus et transmis avec la peur du moment fin, remplacés par d’autres que nous avons forcés pour la faire disparaître, sont la source de nos souffrances.

 

11

 

L’accélération vers la fin fabrique un contre temps qui pour le Début n’existe pas, il s’agit de le laisser se réduire pas à pas, de plan de fin en plan de fin, sûr que son désir sera automatiquement supprimé par celui qui est nôtre – au plan déjà reconnu, comprenant les aspects  refusés.

Enfin  il y a celui qui peut se voir libre de son attache à la spirale sociale, ou mal amarré par les rapports interindividuels et collectifs aux tourbillons centripètes, se voir définitivement à la merci de l’éjection centrifuge…

Confronté au vertige de la dissolution en cours.

 

Il sait  peut-être que le « Début » a déjà appelé…

Que son travail a commencé.

 

Il faudra savoir emporter le mouvement humain de « montée en conscience » dans son ensemble passé-futur, pour pouvoir dépasser la nouvelle conception d’être cosmique.

 

Après avoir assumé leur inversion animale devenue liée à la conception humaine de totalité, le pacte établi vers le retour, le « premier grand temps » de l’économie irrationnelle de la chaîne des esprits dans son lieu collectif circonscrit et maîtrisé, les hommes sont appelés à découvrir leur lien à l’inversion cosmique de l’Etre central, par ses  éléments à assimiler assumer comme leurs…

 

Au delà de l’espace des esprits, l’être Terre et ses éléments (tout l’Etre central) comme nouvelle totalité à appréhender…

Assumer l’être central, auto-création de l’inconscient cosmique, comme un individu complet. Deuxième grand temps.

 

On peut imaginer que pour cette assimilation d’un élément après l’autre de cet être, la liaison Homme-Réalité (par son Esprit) se fait au cours d’une durée relative par rapport aux hommes, qui eux la voit comme ultime cadran… L’ultime cadran de l’Homme antique, c’est la précession des équinoxes. Et comme tout cadran il est rigoureux. Il n’y a qu’un temps pour chaque chose.

Même si plus tard cela donnera le zodiaque il ne s’agit pas d’influence des planètes.

La partition va se jouer pendant près de 26000 ans, en 12 ères de plus de 2000 ans chacune.

Les éléments : basculement (mutation), contrôle, être, force. Figurés en : eau, air, terre, feu.

 

L’Homme assimile le feu-force tellurique de surgissement d’être, puis l’être surgi lui-même, ensuite l’air-contrôle en surface, enfin le basculement de l’ensemble jusqu’à la dernière ère de l’eau qui s’achève aujourd’hui… Chacun en une série de trois ères : Assimilation de l’élément comme d’une extrémité ; acquisition comme s’il était entier ; rendu enfin au Dieu Humain qui le retourne au travers de chacun.

 

Les séries : air-terre-feu ; eau-air-terre ; feu-eau-air ; terre-feu-eau.

Le premier, la force (feu) au travers de la série air-terre-feu : l’extrémité en

12

 

est ressentie comme « propulsée » en vibration par un autre élément, un dieu « étranger », par delà le visible, air. Et comme il s’agit d’une sorte d’aiguisement, il l’envoie se refléter sur un centre « cérémoniel » (élément terre subordonné à air), par l’intermédiaire duquel les hommes s’abreuvent comme à une source vibratoire.

A extinction commence la deuxième ère de la série : l’élément centre réflecteur (terre) s’écarte en contour sous forme d’élément inerte éteignant tout reflet, tangible et stabilisateur. A l’intérieur les hommes vont ressentir l’élément feu comme si il était acquis entier en chacun, selon des lois d’équilibre communautaire, en relation à un au-delà du contenant (qui sera ressenti comme "Père" du Centre Humain de la 3eme ère).  

L’équilibre entre les éléments « entiers » ne peut être tenu longtemps, le contenant se dissout et le vertige central se creuse…Pour la montée de l’être d’enracinement Réel de l’élément correspondant. En deux parties : son lien au cosmos impulse par l’Esprit l’unité des entités menacées d’éparpillement de cet élément acquis, suscitée depuis son seuil cosmique, en réorientant chaque entité de cette nouvelle unité vers le centre… d’appel, comme s’il l’engendrait, de l’émanation centrale Réelle de cet être pour recevoir le don des entités acquises qu’il retourne à l’endroit au travers de chacun.

Au cours de la deuxième série (eau-air-terre), l’être (terre) est assimilé comme surgissement tellurique, propulsé par eau (de feu souterrain), comme venant de derrière, hors de notre champ d’appréhension pour être reçu en conscience face à air, lequel devient à l’ère suivante contenant de la suspension des êtres (terre) dans l’espace, ressentis comme entités. Le fait que se révèle un surgissement d’« arrière » invisible par rapport à ce qu’on ressent de face, induit d’abord un schéma en limite horizontale séparant bas –travail tellurique secret- et haut –vers surgissement-, entraînant une deuxième séparation au niveau des consciences entre un plan subtil invisible de liaison avec une sorte de « verbe intérieur », servant de lieu pour les doubles et les morts, et d’autre part le monde visible. L’émergence du Dieu Humain se fait toujours en 2 parties.

La 3ème série (feu-eau-air) fait assimiler le contrôle (air) en reflet sur eau, par le propulseur solaire, feu (force vitale de contrôle sur l’extérieur). Cette eau devient contenante de toutes vies comme entités totalement émergées et avec toutes les potentialités de libres mutations, offrant par extension le secret des vies végétales (l’agriculture). Rendues au Dieu Humain témoignant au travers de chacun de la victoire de la vie en tant que liée à la Réalité éternelle sur les morts cosmiques, à partir du double humain complètement réalisé.

La 4ème série (terre-feu-eau) fait assimiler le basculement (eau) de tout l’être central cosmique acquis, par le propulseur d’au-delà tout être central : l’être total cosmique en tant que vide par-delà le système solaire, qui l’envoie se refléter sur la force-feu solaire en tant que force d’orientation du vital vers extérieur, au seuil du non-être et qui s’écarte à la 2ème ère en embrasement de tout reflet, jusqu’à rendre la matière cosmique « démythifiée », creusant le vertige pour notre ultime Centre Humain retournant tout l’être central acquis en chacun…

 

J’utilise les expressions « ères du Beau, du Vrai, et du Bien » formant une

série.

 

13

 

Du Beau. Ere de l’Esprit (Envoyé par la Réalité totale, le Père Réel…), actionnant le couple cosmique « propulseur-réflecteur »: vibrant instable chargé d’isoler et envoyer l’élément à assimiler jusqu’à l’aiguiser au centre réflecteur de l’élément stable. Le faire ressentir comme à son  « extrémité »  à  partir  du  même  en  soi,  aiguisé  disponible.  (Telle que l’autre extrémité l’est par le Fils Réel.)

 

Ere du Vrai.

En se retirant de cette liaison « couple cosmique », l’Esprit entraîne  l’élément réflecteur jusqu’à s’écarter –sans vie, tuant tout reflet et supprimant le centre- depuis le seuil de fin d’Etre total pour s’ouvrir au Père Réel. Le temps que cet élément apparaisse comme contenant, englobant le monde en tant qu’instrument du Père ; laissant l’élément assimilé, ressenti sans liaison concevable à l’autre extrémité, comme s’il était entier en chacun dans un équilibre « équitable » entre tous. (Pendant que le Christ l’assume « entièrement » au seuil d’enracinement.)

 

Ere du Bien.

Dès que le « tissu » d’équilibres entre les éléments « entiers » se défait dans un contour qui se dérobe, le vertige central se creuse révélant l’axe Père Réel-Fils Réel.

Alors que le besoin d’unicité se fait sentir par les « entités » laissées désorientées en suspens…Dans le même mouvement de l’Esprit, l’élément entier assumé du seuil cosmique par le Christ se relie déployé pour les unifier et orienter le vertige, prolongeant les entités humaines vers le centre ; comme si ce nouveau contour émané du seuil engendrait le Dieu Humain, qui monte recevoir ces éléments comme un seul et le retourner au travers des hommes.                                                                                         

 

L’Evénement de ces près de 26000 ans –retournement de tout l’Etre d’enracinement en l’homme- est vécu secrètement. Le conscient est guidé au travers d’un montage mécanique jusqu’aux Dieux Humains. Soutenu par l’axe Père-Fils Réels, ce montage entre « dieux cosmiques », opéré par l’Esprit, représente la dynamique des accrochages aux « appuis », déroulés en paysages, acquis en l’homme et rendu Au Dieu Humain qui les Réalise transfigurés comme un seul. Les éléments du montage s’avancent progressivement et se reculent au fil des émergences d’assimilations- acquisitions.

L’air et l’eau devant être les éléments « libre » en surface et de décollage, se présentent progressivement à la conscience humaine, passant de « vibrant mystérieux lointain » dans une série, à « soutien rapproché vrai » dans la suivante, pour pénétrer à leur tour au plan de fusion dans la troisième, et s’accumuler ensuite aux appuis humains, enrichissant le double, et devenant les derniers éléments ascendants corporels et cosmiques chargés du contrôle et basculement pour le « décollage » futur.

Alors que les telluriques (feu et terre) sont tout de suite acquis comme ancrages terrestres, pour pousser à l’émergence et décollage en tant que premiers ascendants.

Ces éléments construisent un monde en évolution.

 

L’élément propulseur mystérieux se révèle en tant que présence invisible par

14

 

delà le concevable, et suscite à l’ère suivante les contours du « vrai », comme eux-mêmes susciteront le « vertige central » de l’appel de la dernière des trois ères.

Le 1er propulseur, Air, répand son ivresse au travers du monde.

Il en suscite la limite contenante à l’ère suivante à partir du centre reflet de sa propulsion, qui s’écarte de lui-même: Terre contournant vers le haut, éteignant le « propulseur », vidant le centre (qu’il avait matérialisé) pour la montée du Dieu Humain à venir.

Dans les 2eme et 3eme séries à dominante matriarcales, l’espace du monde va être divisé entre bas –travail tellurique secret- et haut –vers surgissement-, avec ligne horizontale d’émergence ; puis divisé tout autour entre visible et invisible.

Le dieu propulseur invisible de la 2eme série –« Eau de feu » tellurique- représente l’éveil d’un « point de vue d’arrière », inaccessible de face, en propulsion du surgissement d’Etre dans l’air-reflet formateur qui le rend individu effectif. Cette position inappréhendable sous la surface, se répand partout à l’ère suivante en tant qu’émanation du contenant air depuis le ciel, suscitant l’intermédiaire d’un plan subtil enveloppant le monde désormais « sublunaire ». Il manifeste cet air au plan du Vrai régissant les équilibres compensatoires entre les êtres du plus près, et transmettant le « souffle-voix » depuis l’émanation de ce contenant, en soutien de pesanteur de son entité d’Etre, faisant résonner sa plénitude, du Père par delà la totalité. Cette série est extrêmement  centripète.

Le dieu propulseur invisible de la 3eme série vient de par delà le centre d’énergie solaire (force de retournement vital), faisant assimiler le contrôle (retourné : miré sur eau ), et suscitant à l’ère suivante la limite vraie de l’eau en tant que nourrissant la vie en fontaine ultime baignant les mutations de « re »-surgissements des êtres vivants par dessus la surface d’émergence. Cette eau en tant que primordiale –même par rapport au monde subtil- de type féminin étend le monde désormais à tout le système solaire.

Dans la 4eme  série, l’envoûtement sera progressivement effacé, la surface horizontale se replie lentement vers le bas jusqu’à ce que la nuit s’ouvre en face à l’écroulement des voûtes.

Le propulseur invisible de par delà le monde, maintenant reculé au plan des étoiles fixes (en fait le vide d’Etre total ), fait assimiler le basculement en reflet sur le feu solaire, qui à son embrasement comme contour consumera les voûtes et ses dieux survivants avec leurs liens telluriques. Ouvrant aux « religions » de délivrance, et  donnant à l’Homme sa puissance sur tout l’Etre central cosmique.

 

Les ères du vrai tendues jusqu’à contenir progressivement le monde dans sa totalité, finissent par ouvrir le vertige central en le purifiant de toute mécanique d’assimilation-acquisition, pour la montée du Dieu Humain, l’Etre d’enracinement Réel prêt à recevoir retourner au travers des hommes l’élément correspondant, sacrifié en centre « impossible».

Le 1er, Feu sans limitation, devenu intérieur et qui se maintient en  relais de l‘un à l‘autre, au plan mythique c’est l’« Archer ». « De Celui qui envoie ». (J’aime imaginer que le plan de fusion de cette série puisse être lié aux éruptions volcaniques à l’extrémité sud de la grande faille africaine.) Il a dû se prolonger en dieu de guerres et prédations folles.

Cette force « prend corps », devient circonscrite par le 2em, Terre en « onde de choc » au plan mythique: la « Vierge ». (Je l’imagine au nord au seuil des

15

 

grottes qui les préservent en aplomb du passage d’immenses troupeaux, à la fin de l’ère glaciaire.)  Car l’aspect centripète de cette série aboutit à vivre en « solide » l’unité de l’élément acquis, en émanation préalable du plan subtil depuis l’enracinement par le Réel… Avant que le carcan soit dissous à l’émergence du Dieu Humain, qui reçoit et retourne l’offrande de l’élément par chaque individu, n’ayant plus d’autre lien que Lui.

Les êtres libérés en mouvement  par le 3em, le « contrôle » maître du double complet en totalité saturée prête au détachement et basculement à venir (en même temps maître du « miracle agricole » jusqu’à saturation d’abondance aux embouchures). Osiris n’attendant plus que le Christ.

Le 4em, au bout de la flèche de « celui qui m’envoie », l’Etre Central Réel, reçoit le cosmos central en tant qu’être complet acquis par les hommes, suspendu dans le vide, détaché des liens terrestres, qu’Il bascule en direction du seuil de fin des  temps de l’Etre total, à La Réalité par delà.

 

L’ensemble des éléments assimilés-acquis-retournés effectue un mouvement vertical de sortie de terre jusqu’à s’épanouir en surface. La Force des profondeurs, le surgissement d’Etre juste au-dessus, et l’Air-contrôle émergé complètement, entraînant le déploiement de surface à la série aboutissant au basculement d’ensemble.

Les propulseurs d’au delà, toujours reculés ayant donc activé ce mouvement ascendant, suscitant les contours qui couronnent l’équilibre des acquisitions, reculant à leur suite jusqu’à éclater au repliement terrestre leurs voûtes empilées de si haut, rompant le lien tellurique pour le décollage futur… Par le travail en Vérité de l’Esprit nous ayant confrontés à nos liens cosmiques, à assumer-offrir.

 

Enchaînement des ères, exprimant le mouvement d’ensemble des liens du cosmos central à l’homme, retourné direction de la montée en conscience.

A l’achèvement du premier grand temps, le feu déjà approché de la conscience humaine,  l’eau se prépare à reculer comme ascendant chargé de tout le mystère, avec le grand cycle à venir et d’abord la première série Feu.

Air-Terre-Feu.  La Force monte de l’extrémité profonde de la poussée verticale jusque par dessus la surface de l’Etre Terre, « attisée » en émergence par Air, confinée sur « Terre-valve » pour en faire assimiler le lien à celui des hommes. Terre s’ouvrant en creuset contenant de son épanouissement acquis en chacun, jusqu’à s’effondrer en « dissolution » à l’arrivée du Dieu Humain retournant l’élément au travers des hommes vers la Réalité.

Eau-Air-Terre. L’élément Terre est propulsé par la poussée d’Eau (de feu, « extrémité vers le haut » de Force d’Etre), basculé au delà de ses convulsions telluriques, assimilé par les hommes en creux dans Air. Tel un tumulus accouchant sa petite terre dans air en « mystère fécond » diffusé magiquement aux zélateurs. Puis acquis en épanouissement en chacun, tous enveloppés en équilibre dans son souffle. L’homme de poussière rendu à son Dieu Humain, Air absorbé par ascendant Feu (en premier appui d’enracinement), raréfié comme à un sommet.

Feu-Eau-Air. Nous voilà  émergés au dessus de la surface, sur Eau. Reflétant vers les hommes le contrôle-vital à s’assimiler par cette autre extrémité de Force (solaire) en tant que propulseur. L’eau se répand en contenant de toutes vies

16

 

comme entités totalement émergées avec les potentialités de mutations, offrant les lois d’équilibre des rapports source de vie, prolongées en don d’abondance par celles des émergences agricoles. Devenue engouffrement, l’Eau est « asséchée » par ascendant Terre (catalysée en pierre levées ?) à l’arrivée du Dieu Humain, qui offre la supériorité des vies, le contrôle en tant que maître du double éternel, jusqu’aux surplus agricoles bientôt accumulés aux embouchures fertiles. (Dans ces deux dernières séries domine l’attitude « contour vers centre ».)

Terre-Feu-Eau. L’Etre total  cosmique  par delà  la  grande  voûte (qu’on approchera au troisième grand temps) propulse « Eau », l’ultime élément de basculement de l’Etre central complet. Reçu par les hommes en reflet sur l’éblouissement solaire (victoire sur l’extérieur) promettant éternité physique et puissance sur le cosmos, ils en prolongent les rayons de leur splendeur et puissances d’être vivants complets, en palais et temples monumentaux.  Feu, vu cette fois à l’extrémité actionnée par le Dieu Juif (Force totale) qui embrase le réflecteur solaire, contenant les acquisitions en tant que libres de tous liens, offrant les lois de justice nettoyant le centre de toute pesanteur. Feu attisé puis soufflé par ascendant Air, pour l’arrivée du Dieu Humain nous emportant dans l’autre direction, vers l’Etre et Force totale cosmique jusqu’au retour à la Réalité.

 

En schématisant la transposition des acquisitions en mouvements de surface :

A partir de l’Egypte et son peuple le plus ancré en profondeur, comme s’il était monté dans l’axe de la grande faille africaine depuis les volcans, en suivant la poussée tectonique sud-nord-est qui enclenche le pivot de la Mésogée fermant la Méditerranée par le croissant fertile, et comme s’il apportait la flèche de l’archer depuis son impulsion. Les Egyptiens interprètent l’acquisition de basculement de tout l’Etre central comme promesse d’éternité physique selon le monde cosmique, en maîtres du voyage souterrain entre mort et renaissance terrestre (ou rejoignant les dieux pour la petite minorité pharaonique). Car leur ésotérisme s’accumule de la plupart des montages mécaniques d’assimilations acquisitions des ères passées.

Lorsque l’Esprit commence son retrait, entraînant le Feu nettoyeur de tous sanctuaires de reflets et surgissements passés, la Force d’Etre acquise perd le contact avec le sous sol en un soubresaut violent reliant puis rompant définitivement sa verticalité des profondeurs, engloutissant Pharaon au passage de Moïse par la grande faille vers le pivot